Compétences techniques
Confidentialité et protection des informations
Intégrer cette compétence dans les processus de recrutement
Étape 1 : Intégration dans les cadres et procédures existants
Pour ceux qui ne disposent pas encore d'un référentiel de compétences, la procédure est relativement simple et ne nécessite ni intégration ni recherche d'un équivalent au sein de votre propre système. Pour ceux qui disposent déjà d'un référentiel de compétences, comme l'ONU, l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) et d'autres agences et organisations, vous trouverez ci-dessous un tableau répertoriant les valeurs, comportements ou compétences associés dans d'autres référentiels, ce qui vous permettra d'intégrer et d'évaluer cette compétence en la mettant en correspondance avec un équivalent de votre système existant.
| Compétences techniques du Code Murad | Système des Nations Unies (anciennes valeurs et compétences, nouvelles valeurs et comportements) | Autres systèmes |
|---|---|---|
| Confidentialité et protection des informations |
Ancien: Intégrité, professionnalisme, responsabilité Nouveau: Intégrité |
EPSO: Gestion de l'information
OMS: Donner l'exemple, agir avec professionnalisme et éthique, être digne de confiance Professionnalisme OIM: Intégrité Principes fondamentaux en matière de violence sexiste: être capable de gérer, de partager et d'utiliser les données relatives aux cas de violence sexiste de manière sûre et efficace |
Étape 2 : Intégrer des mentions relatives à la langue dans votre offre d'emploi, la description de poste et le cahier des charges
Afin d'ancrer cette compétence technique dans le processus de recrutement et, par la suite, dans les attentes en matière de performance professionnelle, il est important d'inclure des formulations spécifiques dans votre offre d'emploi, la description de poste et le cahier des charges. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de formulations pour cette compétence.
Dans la section « Tâches et responsabilités » du poste:
« Évaluer les risques liés à l'information (y compris en tenant compte des facteurs contextuels) et définir les mesures de réduction des risques et de protection appropriées afin de gérer ces risques de manière adéquate dans tous les contextes concernés. »
« Respecter une confidentialité stricte et protéger les données des victimes conformément aux normes éthiques et juridiques. »
« Élaborer des protocoles afin de définir la manière d'aborder les législations nationales qui restreignent la confidentialité ou peuvent permettre l'accès à des informations, et de déterminer dans quels cas il convient de ne pas collecter d'informations si celles-ci ne peuvent être traitées de manière confidentielle. »
« Appliquer les principes de minimisation des données : ne collecter et ne conserver que les informations nécessaires à la mise en œuvre, au suivi et à l'établissement de rapports sur le programme. »
« Prendre contact et communiquer avec les victimes, à distance ou en personne, en veillant au respect de la confidentialité, de la vie privée et de la discrétion. »
« Assurer la confidentialité et la sécurité des communications. »
« Veiller à ce que les dossiers et le suivi relatifs au consentement éclairé concernant les informations sur les survivants soient clairs, précis et à jour. »
Dans la rubrique « Qualifications/Expérience » : que recherchons-nous ?
« Expérience dans le traitement d'informations sensibles en toute discrétion et dans le respect des normes de confidentialité. »
« Une solide connaissance des questions de confidentialité, de protection des données, de sécurité de l'information, de sécurité numérique, des risques liés à la vie privée et des pratiques de communication sécurisées. »
« Expérience avérée dans la gestion sécurisée de données confidentielles et sensibles, notamment la protection des dossiers, des fichiers relatifs aux bénéficiaires ou des informations relatives à la santé et à la protection. »
« Une bonne connaissance des normes internationales en matière de protection des données (par exemple, le RGPD, les normes professionnelles du CICR relatives à la protection, les normes Sphère ou toute autre directive humanitaire équivalente en matière de protection des données). »
« Capacité à appliquer les principes de minimisation des données et de consentement éclairé dans le cadre de programmes. »
Étape 3 : Élaborer des épreuves écrites ou des questions d'entretien permettant d'évaluer cette compétence
L'un des moyens les plus efficaces pour évaluer les compétences d'un candidat consiste à lui présenter des cas concrets ou des situations hypothétiques afin de déterminer comment il réagirait et de quelle manière il s'y prendrait. Vous pouvez également évaluer ses connaissances techniques à l'aide d'évaluations écrites. Toutes ces méthodes peuvent être adaptées au domaine d'activité concerné ou au poste spécifique. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples généraux, tant pour les tests écrits que pour les questions d'entretien.
Exemples d'épreuves écrites
Hypothétique (peut s'appuyer sur le contexte et les exigences du poste) :
Un membre de votre équipe revient d'une mission sur le terrain et rapporte des dossiers médicaux et de suivi psychosocial de survivants de violences sexuelles et sexistes (SCRSV) provenant de services humanitaires communautaires. Il n'existe aucune trace d'un consentement des survivants autorisant le partage de ces informations avec votre organisation. Comment réagissez-vous ?
On vous a demandé de diriger un projet de documentation dans une région où la population civile est victime de violences commises par les forces gouvernementales, y compris des violences sexuelles et sexistes liées au conflit. Quelles mesures mettriez-vous en place pour garantir la sécurité des communications et la confidentialité de ce travail ?
Aspects techniques :
Exercice pratique: Distribuez une copie du principe 7.8 du Code Murad et demandez au candidat de réfléchir à la manière dont il le mettrait en pratique dans une situation concrète (par exemple, formation d'équipe, protocoles de terrain, gestion d'une violation).
Quels sont les éléments essentiels à aborder lors d'une discussion avec une victime au sujet de la confidentialité et du respect de la vie privée ?
Identifiez et expliquez comment gérer trois risques potentiels liés à une mauvaise gestion de l'information dans le cadre du travail auprès des victimes.
Exemples de questions d'entretien
Pourriez-vous donner un exemple d'une situation où vous avez fait preuve de responsabilité dans la gestion et la protection d'informations sensibles concernant des victimes ?
Donnez-moi un exemple d'une situation où vous avez dû décider s'il fallait divulguer les informations d'une victime. Quelles mesures avez-vous prises pour vous assurer que le consentement était éclairé et précis ? OU décrivez une situation où quelqu'un vous a demandé des informations que vous n'étiez pas autorisé à divulguer. Comment avez-vous géré cette situation ?
Décrivez une situation dans laquelle vous avez dû trouver un équilibre entre les exigences de l'organisation en matière de rapports et la protection de la confidentialité des victimes. Quelle approche avez-vous adoptée ?

